mercredi 28 janvier 2009

Index de la Guerre de sept ans

Dictionnaire des batailles terrestres franco-anglaises de la Guerre de Sept Ans.

PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL (PUL) , Québec
  • Broché: 601 pages
  • Editeur : PU Laval (12 février 2007)
  • Collection : HORS-COLLECTION
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2763783341
  • ISBN-13: 978-2763783345

Ces articles ne seront pas mis en ligne sur ce blog.

  • Siège de Fort Duquesne 1754
  • Affaire Jumonville 27 mai 1754
  • Bataille du Fort Necessity 3 juillet 1754
  • Siège de Fort=Beauséjour 2-16 juin 1755
  • Cap Race 1755 Bat nav
  • Capitulation du Fort-Gaspereau 17 juin 1755
  • Bataille du Fort-Duquesne 9 juillet 1755
  • Bataille du Petitcoudiac 3 septembre1755
  • Lac St-Sacrement 1755
  • Bataille du Lac-Saint-Sacrement 8 septembre 1755.
  • Siège de Fort Saint-David 1756
  • Bataille de Chédiac février 1756
  • Attaque à Baie Verte février 1756
  • Fort Bull 27 mars 1756
  • Bataille du Fort-Monckton 20 avril 1756.
  • Bataille navale de Port-Mahon 1756
  • Siège de Port Mahon 18 avril - 7 juin 1756
  • Siège du Fort-Chouagen 16 juin - 14 août 1756
  • Bataille de l’Onondaga 3 juillet1756
  • Siège de Chandernagor 14 - 23 mars 1757
  • Siège de Trichinopoly 1757
  • Bataille de Brackwede 13 juin
  • Siège d’Uttamatur 1757
  • Bataille de Plassey 1757
  • Siège de Vizagapatam, 1757
  • Siege de Madapollam
  • Siège d’Ingeram 1757
  • Siège de Bunderbalanka 1757
  • Wandewash 1757
  • Bataille de Le-Lac 20 juillet 1757
  • Bataille d’Hastenbeck 26 juillet 1757
  • Siège de Fort William-Henry 2-9 aout 1757
  • Siège de Chittapet mi sept. 1757
  • Siège de Trinomali, mi sep. 1757
  • Cap Français
  • Attaque à Fort-Cumberland 1757
  • Coup de main contre German Flatts 1757
  • Attaque à Fort-Cumberland 29 mars 1758
  • Bataille des Raquettes 1758
  • Bataille navale de Négapatam 1758
  • Siège de Gondelour 29 avril - 4 mai 1758
  • Dic-FD Fort Louis 1758
  • Bataille de la Tête Rouge d’Angus
  • Siège de Fort Saint-David
  • Raid contre Saint-Malo 1758
  • Siège de Louisbourg 1758
  • Fort Monckton
  • Bataille de Carillon
  • Bataille navale de Tranquebar 1758
  • Raid contre Cherbourg 1758
  • Siège de Fort-Frontenac 1758
  • Siège de Trinomali 1758
  • Siège de Carangouli 1758
  • St-Cast 11 septembre 1758
  • Bataille des Monts-Laurier 14 septembre 1758
  • Siège de Fort-Duquesne 24 septembre
  • Siège d’Arcate 4 octobre
  • Lutterberg 10 octobre
  • Siège de Madras 12 nov 1758 - 17 fév 1759
  • Dic-FH Conjeveram 1758
  • Bataille de Condore 9 décembre
  • Attaque de l’ile de Gorée 29 décembre 1758
  • Bataille de Fort-Royal de la Martinique 15 janvier 1759
  • Attaque de la Guadeloupe 23 janvier - 1er mai 1759
  • Embuscade de Pointe de Bute d’Acadie janvier 1759
  • Mazulipatam 1759
  • Attaque de l’Ile-à-la-Meule 5 avril
  • Bataille de Bergen 13 avril
  • Siège de Québec 26 juin- 18 septembre 1759
  • Attaque du Havre-de-Grace 4-7 juillet 1759
  • Siège de Niagara 9-25 juillet
  • Bataille de Beauport 31 juillet 1759
  • Bataille de Minden 1er aout 1759
  • Bataille navale de Lagos 17 aout 1759
  • Siège de l’île-aux-Noix 27 août
  • Gondelour 10 septembre 1759 Bat nav
  • Siège d’Arcate 11 septembre-26 novembre 1759
  • Bataille de Québec 13 septembre 1759
  • Siège de Wandewash 26-27 septembre 1759
  • Bataille navale des Cardinaux 20 novembre 1759
  • Prise de l’île de Srirangam 21 novembre 1759
  • Siège de Karangoly 4-10 décembre 1759
  • Bataille de Devikotak 14 octobre 1759
  • Bataille de Munsurpet 12 novembre 1759
  • Siège de Chittapet 26 janvier 1760
  • Bataille de Wandewash 12-20 février 1760
  • Siège de Carrickfergus 21 février 1760
  • Siège de Cassel 22 février-28 mars 1760
  • Siège de Permacoil février 1760
  • Siège du Fort Alamparvah 9-12 mars 1760
  • Karikal 28 mars- 6 avril 1760 Siège de
  • Siège du Fort de Valdore 14-15 avril 1760
  • Bataille de Québec 28 avril 1760
  • Siège de Québec 28 avril-16 mai 1760
  • Bataille de Fritzlar 30 juin
  • Bataille de Korbach 10 juillet
  • Bataille d’Emsdorff 15-16 juillet
  • Bataille de Trivadi 18 juillet 1760
  • Siège du Fort de Villenour 20 juillet
  • Bataille de Volkmarsen 24 juillet 1760
  • Bataille de Kulte 24 juillet 1760
  • Bataille de Warburg 31 juillet 1760
  • Prise des Gorges de Straberg 3-5août 1760
  • Siège de l’île-aux-Noix 14 août - 20 ou 21 août 1760
  • Coup de main de Ziérengerg entre août et décembre 1760
  • Siège de Fort-Lévis 23-27 août 1760
  • Siège de Pondichéry 1760
  • Siège de Wesel, 30 septembre- 16 octobre 1760
  • Bataille de Rheinberg 16 octobre 1760
  • Bataille de Clostercamp 16 octobre
  • Siège de Thiagar 2 décembre 1760 - 4 février 1761
  • Siège de Gingi 1761
  • Siège de Mahé 13 février 1761
  • Bataille de Grunberg 21 mars 1761
  • Siège de Belle-Ile 7 avril-8 juin 1761
  • Siège de Roseau [Dominique] 6 juin 1761
  • Bataille de Vellinghausen 15-16 juillet 1761
  • Siège de la Martinique 7 janvier - 12 février 1762
  • Bataille de Wilhelmsthal 24 juin 1762
  • Bataille d’Heiligenberg 18 juillet 1762
  • Bataille du Mont Lutterberg 23 juillet 1762
  • Bataille de Nauheim 1762
  • Bataille de Brücke-Mühle 21 septembre 1762
  • Siège de Détroit, 1763
  • Prise de Fort-Sandusky mi-mai 1763
  • Prise de Fort-Saint-Joseph 25 mai 1763
  • Prise de Fort-Miami 27 mai 1763
  • Bataille de la Pointe-Pelée 28 mai 1763
  • Prise de Fort-Ouiatanon 31 mai 1763
  • Prise du Fort-Michillimackinac 2 juin 1763
  • Prise de Fort-Presqu’île 14-17 juin 1763
  • Prise de Fort-Machault 13 juin 1763
  • Prise de Fort-LeBœuf 18 juin 1763
  • Bataille de la Rivière-à-Parent 31 juillet 1763
  • Bataille de Bushy Run 5 août
  • Assaut contre le Gladwyn 4 septembre 1763
  • Bataille du Trou-du-Diable 14 septembre 1763
  • Premier siège de Maduré septembre- octobre - novembre 1763
  • Deuxième siège de Maduré 23 janvier-14 octobre 1764

Index Guerre de la ligue d'Augsbourg.

Siège de Fort-Monsoni [Fort Saint-Louis - Fort Hayes - Moose-Factory) - 21 juin 1686
Siège de Fort-Rupert - 3 juillet
Siège de Fort Albany [Fort Sainte-Anne - Fort Quichichouane] - 25-26 juillet 1686
Attaque contre Le Petit-Goave - 23 juin 1687
Siège de Derry - 20 avril - 1er août 1689
Bataille de Pennibon - 21 avril 1688
Bataille de Pennibom - 25 avril 1688
Bataille navale de la Baie de Bantry - 11 mai 1689
Siège de Fort-Sainte-Anne [Fort-Albany] - du 21 septembre 1688 à juin 1689
Siège de Walcourt - 25 août 1689
Coup de main sur Schenectady - 18 février 1690
Attaque de Plaisance - 25 février - 5 avril 1690
Raid et bataille de Salmon Falls - 27 mars 1690
Coup de main contre Casco - 25 mai 1690
Siège de Port-Royal - mai 1690
Bataille de Fleurus - 1er juillet 1690
Bataille navale de Béveziers [Beachy Head - Pevensy] - 10 juillet 1690 1690
Bataille de La Boyne [Old Bridge - Drogheda] - 11 juillet 1690
Siège de Québec - 16 - 25 octobre 1690
Siège de Fort-Severn - été 1691
Bataille de Laprairie - 1691
Siège de Mons - 15 mars - 8 avril 1691
Siège d’Athlone - 19 juin - 2 juillet 1691
Bataille d’Aughrim - 12 juillet 1691
Attaque contre Plaisance - 24 - 25 août 1691
Bataille de Leuze [des Mille-Morts - Mont-d’Or - Amblequesne] - 19 sept. 1691
Siège de Limerick - septembre 1691
Raid acadien contre York [Massacre de la Chandeleur] - 2 février 1692.
Attaque de Plaisance - 1692
Raid acadien contre Wells - hiver 1692.
Siège de Namur - 26 mai - 5 juin 1692
Bataille navale de Barfleur [Battle of The Hogue] - 29 mai 1692.
Attaque de Cherbourg - 31 mai - 1er juin 1692.
Attaque de Saint-Vaast-la-Hougue - 2 juin 1692
Bataille de Steinkerque - 3 août 1692. .
Attaque de Plaisance - automne 1692.
Bataille navale de Lagos - 27 juin 1693.
Bataille de Landen [Neerwinden] - 29 juillet 1693
Raid contre Saint-Malo - 16 novembre 1693
Attaque de Camaret - 18 juin 1694
Raid contre Dieppe - 22-23 juillet 1694
Bataille du Pont d’Espierre - septembre 1694
Raid contre Dunkerque - 22-26 septembre 1694
Siège de Fort-Nelson - 24 septembre - 15 octobre 1694
Siège de Huy - fin 1694
Attaque de Saint-Domingue - 1695
Siège de Namur - 3 juillet - 4 août 1695
Bataille navale de la St-Jean - 3 août 1696
Siège de Fort-Pemaquid - 15-17 août 1696
Siège de FortBourbon - 29-31 août 1696
Attaque de Renews - début octobre 1696
Attaque de Fermeuse - début octobre 1696
Attaque de Bay Bulls - début octobre 1696
Attaque de Petty-Harbour - 29 octobre 1696
Siège de St-John’s - 28 novembre - 1er décembre 1696
Attaque de Portugal Cove - 5 décembre 1696
Attaque de Port-Graves - 11 février 1697
Siège de l’île de Carbonear - début janvier 1697
Siège de Fort-Nelson - 4-13 septembre 1697
Bataille navale de Hayes - 5 septembre 1697

Index Insurrection des Métis-français de l’Ouest canadien.

Combat des Sept-Chênes, 19 juin 1816.
Bataille de Lac-au-Canard, 26 mars 1885.
Bataille de l’Anse-aux-Poissons, 24 avril 1885.
Bataille de Batoche, 9 - 12 mai 1885.

Présentation du site

Ce site spécialisé dans les batailles franco-anglaises se propose de faire l’inventaire des combats terrestres et navals, ainsi que des sièges, coups de mains et autres actions militaires, et d’en présenter le récit aussi objectivement que possible, tout en gardant présent à l’esprit que les données concernant certains sièges du Moyen-Age sont rares et imprécises. Le seul critère qui détermine si tel ou tel combat doit être inclus dans ce site réside dans la présence, d’un côté du champ de bataille, de soldats français ou canadiens francophones, et de l’autre d’Anglais. Les soldats peuvent être de simples mercenaires au service d’un maharadjah indien, ou les Métis-français de l’Ouest canadien au moment de l’insurrection de 1885. La notion de Français ou d’Anglais est donc prise dans son sens le plus large.

Corwin, Administrateur.

Index de la guerre de Succession d’Autriche


INDEX CHRONOLOGIQUE
des batailles terrestres franco-anglaises de la guerre de Succession d’Autriche 1740-1748
(Acadie = Théâtre d’opérations militaires en Nouvelle-France)

Bataille de Dettingen, 27 juin 1743 (Allemagne)
Bataille navale de Toulon, 11 février 1744
Siège de Tournai, 19 avril-19 juin 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Siège de Louisbourg, 30 avril-17 juin 1745 (Acadie)
Bataille de Fontenoy, 11 mai 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Siège et Bataille de Gand, 9 juin 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Siège de Bruges, 14-18 juillet 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Siège de Oudenarde, 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Siège de Termonde, 5-13 août 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Siège d’Ostende, 10-23 août 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Siège de Nieuport, 30 août - 5 septembre 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Siège d’Ath, 27 septembre - 8 octobre 1745 (Pays-Bas autrichiens)
Bataille de Falkirk, 17 janvier 1746 (Grande-Bretagne)
Coup de main d’Athole, 10-31 mars 1746 (Grande-Bretagne)
Bataille de Keith, 20 mars 1746 (Grande-Bretagne)
Bataille de Culloden Moor, 16 avril 1746 (Grande-Bretagne)
Siège de Mons, 24 juin - 10 juillet 1746 (Pays-Bas autrichiens)
Bataille navale de Negapatam, 6-7 juillet 1746
Siège de Namur, 6-30 septembre 1746 (Pays-Bas autrichiens)
Siège de Madras, 15 - 21 septembre 1746 (Indes)
Siège de Charleroi, 14 juillet - 2 août 1746 (Pays-Bas autrichiens)
Bataille de L’Orient, 22-30 septembre 1746 (France)
Attaque de la Baie de Quiberon, 2 octobre 1746 (France)
Bataille de Rocoux, 11 octobre 1746 (Pays-Bas autrichiens)
Attaque des Îles de Lérins, 15 décembre 1746 - 26 mai 1747 (France)
Bataille de la Panar, 20 décembre 1746 (Indes)
Bataille de Grand-Pré, 10 - 12 février 1747 (Acadie)
Siège de Fort St-David, 13-14 mars 1747 (Indes)
Bataille navale du Cap Finisterre, 3 mai 1747
Bataille de Lawfeldt, 2 juillet 1747 (Pays-Bas autrichiens)
Siège de Bergen-op-Zoom, 22 juillet - 16 septembre 1747 (Pays-Bas autrichiens)
Bataille navale du Cap Finisterre, 14 octobre 1747
Siège de Maestricht, 15 avril - 4 mai 1748 (Pays-Bas autrichiens)
Attaque de Gondelour, 27 juin 1748 (Indes)
Coup de main contre Port-Louis de l’Île de France, 4 - 7 juillet 1748 (Océan Indien)
Siège de Pondichery, 17 août - 17 octobre 1748 (Indes)
Bataille de Valdaour, 3 avril 1749 (Indes)
Bataille d’Ambour, 3 août 1749 (Indes)
Siège de Tanjore, 7 novembre - 31 décembre 1749 (Indes)
Bataille de la Panar, 30 juillet 1750 (Indes)
Siège de Gingi, 11 septembre 1750 (Indes)
Bataille de Beaubassin, 15 septembre 1750 (Acadie)
Bataille de la Mézagouèche, 17 septembre 1750 (Acadie)
Bataille de la rivière Sainte-Marguerite, 15 octobre 1750 (Acadie)
Attaque sur la Mézagouèche, 1er novembre 1750 (Acadie)
Combat du Cap Enragé, 15 novembre 1750 (Acadie)
Bataille du Pont-à-Buot, février 1751 (Acadie)
Attaque de Vescac, 15 février 1751 (Acadie)
Attaque de Fort-Lawrence, mars 1751 (Acadie)
Bataille de Pont-à-Buot, 11 juin 1751 (Acadie)
Attaque de Vescac, 2 juillet 1751 (Acadie)
Bataille de Volkondah, 8 juillet 1751 (Indes)
Bataille d’Outatour, 10 puis 13 juillet 1751 (Indes)
Siège de Conjeveram, 1751 (Indes)
Siège de Trichinopoly, 21 juillet 1751 - 13 juin 1752 (Indes)
Bataille de Vicravandi, 6 août 1752 (Indes)
Bataille de Villenour, 6 septembre 1752 (Indes)
Bataille de Bahour, 6 septembre 1752 (Indes)
Prise du fort de Covelong, mi-septembre 1752 (Indes)
Attaque de Srirangam, 3 janvier 1753 (Indes)
Opérations entourant le siège de Trichinopoly, 1753-1754 (Indes)
Panar, Combat du 13 avril 1753 (Indes)
Bataille d’Arcate 21 avril 1753 (Indes)
Siège de Coiladdy, 2 mai 1753 (Indes)
Siège de Tiravidi, 3 mai 1753 (Indes)
Attaque de l’île de Srirangam, 21 mai 1753 (Indes)
Traité d’Aix-la-Chapelle

mardi 27 janvier 2009

Bataille d'Azincourt - Guerre de Cent Ans

Autre nom: Agincourt

Date de l'action: 25 octobre 1415.

Localisation: Azincourt est aujourd'hui un hameau de 225 habitants, situé à l'est de la Route Nationale N°28 Hesdin-Fruges-Saint-Omer, à 12 km au Nord de Hesdin. 50°28'N, 02°08'O

Conflit: Guerre de Cent Ans, 1337-1453.


Contexte: Le siège de Harfleur se termina le 18 septembre. Henri V de Lancastre-Plantagenêt, roi d'Angleterre, quitta la ville le 7 octobre, afin de franchir la Somme au gué de Blanchetaque, mais un message erroné lui apprit que l'armée française l'attendait de l'autre côté. Il renonça donc à son projet, et, en pleine retraite, remonta la Somme qu'il franchit le 19 octobre à Yoyenne, puis se dirigea vers Calais pour rembarquer à destination de l'Angleterre. Le 24 octobre, les Anglais campèrent à Maisoncelle. Durant la même nuit, les Français, qui cherchaient depuis longtemps à intercepter Henri V, vinrent se ranger en bataille dans la plaine d'Azincourt.
Les Anglais offrirent alors de rendre Harfleur et toutes les forteresses anglaises sauf Calais, et de payer 100.000 couronnes pourvu que les Français les laissent retraiter vers Calais. Le connétable de France refusa avec hauteur. Mal lui en prit.


Chefs en présence: ♦Les Anglais étaient commandés par leur roi Henri V de Lancastre-Plantagenêt, qui portait le titre de "Roi de France et d'Angleterre", ainsi que par ses deux frères, le duc d'York et Lord Camoys. ♦Le Connétable de France, le Gascon Charles d'Albret, dirigeait les Français. Le Gallois de Fougières, chef des sergents d’armes, ancêtres des Gendarmes d’aujourd’hui, se fit tuer à la tête de ses hommes.



Effectifs engagés: ♦Les chiffres sont fort variables suivant les sources. Les Anglais totalisaient 6.000 hommes, dont 5.000 archers et 1.000 chevaliers et hommes d'armes. ♦Les Français disposaient de 25.000 hommes: 7.000 chevaliers et hommes d'armes montés, 15.000 démontés, ainsi que 3.000 archers et arbalétriers.



Stratégie ou tactique: ♦L'armée française était divisée en trois énormes Corps [appelés batailles] qui se succédaient afin d'utiliser toute leur puissance., car l'exiguïté du terrain ne leur permettait pas de se déployer en largeur. En effet, la plaine d'Azincourt, que traverse la route de Calais, était enserrée entre deux forêts épaisses, celle de Tramecourt [Est] et celle d'Azincourt [Ouest]. Au lieu de prendre position au débouché Nord de ce défilé, le connétable de France entassa ses troupes au plus étroit, sacrifiant ainsi les avantages de leur supériorité numérique. L'ordre de bataille était le suivant:
♥ Corps d'armée d'avant-garde commandé par le connétable: 10.000 chevaliers de haute noblesse et hommes d'armes, tous démontés, ainsi que 1.000 archers et arbalétriers.
♥ Corps d'armée du centre: avec des effectifs similaires à celui de tête, mais comprenant des chevaliers de petite noblesse, et des troupes soldées. Les ducs de Bar et d'Alençon le commandaient.
♥ Corps d'armée d'arrière-garde: 2 ou 3.000 cavaliers et hommes d'armes des communes, commandés par les comtes de Marle, Dammartin et Fauquembergue.
♦Les Anglais étaient disposés en une seule puissante ligne avec le duc d'York à l'aile droite, le roi au centre et Lord Camoys à gauche. Les unités d'archers formaient l'avant des trois Corps d'armée et colmataient les intervalles. En position défensive, suivant leur habitude, ils s'étaient solidement retranchés derrière leurs pieux [acérés et ferrés] pointés vers l'ennemi afin de briser les charges de Cavalerie en éventrant les chevaux. Ayant remarqué que des bandes de pillards se tenaient à bonne distance de ses fourgons à bagages, le roi d'Angleterre se rendit compte qu'ils attendaient que la bataille commençât afin de s'en emparer. Il plaça donc son train de chariots derrière son armée et laissa quelques escouades à sa garde. Cela n'empêcha pas les brigands de mettre les troupes de garde en fuite ou de les tuer, et de s'en emparer. Il perdit ainsi le trésor royal, l'épée et la couronne d'Angleterre.
Ce fut un assaut frontal des Français contre les Anglais en position statique. Puis, contre-attaque des Anglais poursuivant les Français en déroute. Incurie du connétable français qui ne déploya pas ses troupes sur un large front afin d'utiliser toutes ses forces. Les Français étaient si sûrs de gagner qu'ils commirent de graves imprudences. Les chevaliers français, indisciplinés, épuisés après une nuit de marche sous la pluie, et trop lourdement chargés de leur armure et de bagages, s'enfonçaient désespérément dans la plaine détrempée par la pluie et ne pouvaient que difficilement lever leurs armes. Pleins de mépris pour leurs unités d'archers et d'arbalétriers, les nobles chevaliers français ne les laissèrent pas "travailler" l'ennemi avant de se lancer à l'assaut; et ils payèrent cette erreur de leur vie. Les Anglais, au contraire, montrèrent une cohésion et une discipline remarquables. Les très nombreux archers anglais étaient armés de leur excellent arc long emprunté aux Gallois. Le schéma du dispositif et l'état d'esprit français à Azincourt ressemblaient remarquablement à ceux de Crécy, de Poitiers et même d'Aljubarrota [1385]: impossibilité de se déployer à cause de l'étroitesse du front; indiscipline des chevaliers français; mépris de classe pour les fantassins, archers et arbalétriers; sol détrempé par les pluies récentes; dédain pour les armes qui tuent à distance. Face à eux, discipline remarquable des troupes anglo-galloises.
Mais, de toute façon, “la supériorité numérique dans l'engagement n'est que l'un des facteurs qui produisent la victoire.” Les autres facteurs étant, selon le même tacticien l'intrépidité, la persévérance, la surprise, la ruse...



Résumé de l'action: Une partie de la matinée se passa en préparatifs. Les chevaliers, démontés mais lourdement vêtus d'armures, et les chevaux français du 2e et du 3e Corps d'armée, trop chargés, s'enfonçaient lamentablement dans la boue pour prendre leurs positions offensives. Les Anglais renforçaient leurs positions défensives derrière leurs pieux ferrés. Voyant que l'armée française ne parvenait à avancer que très lentement dans la plaine boueuse, le roi d'Angleterre ordonna à ses archers de se porter en avant et de reformer leurs palissades de pieux plus près des Français afin qu'ils soient à portée de leurs flèches. Ils purent ainsi faire pleuvoir un nuage de projectiles sur les chevaliers et hommes d'armes français qui ne possédaient pas d'armes capables de riposter de si loin, et qui avaient dépassé avec dédain leurs propres archers et arbalétriers, méprisés non seulement parce qu'ils n'étaient pas de noble naissance, mais parce qu'ils pouvaient tuer de loin, "comme les lâches". Les nobles chevaliers, cloués dans la boue gluante, étaient si tassés les uns contre les autres, à cause de l'exiguïté du terrain et par le fait que les rangs arrière serraient de trop près, qu'ils ne pouvaient même plus lever les bras pour combattre avec leurs lances trop longues. Le premier rang seul avait pris soin de les raccourcir. Mais, de toute façon, que faire avec des lances contre des arcs gallois de type long et à tir rapide? Incapables de se défendre efficacement ou de se protéger, les chevaliers et hommes d'armes français s'écroulaient par centaines, tués, ou blessés, obstruant plus encore la voie de progression.
Deux unités à cheval, de 500 hommes d'armes français, tentèrent un semblant de manœuvre en attaquant simultanément les ailes anglaises. Pour cela, elles suivirent les lisières des deux bois latéraux. Mais les champs, nouvellement labourés et semés, étaient si boueux qu'une simple escouade de 160 hommes d'armes anglais réussit à refouler les survivants parmi ceux qui avaient eu la ténacité d'arriver jusqu’à eux.
L'avant-garde française fut presque totalement anéantie. De nombreux chevaux de l'avant-garde, pris de panique, s'emballèrent et se jetèrent vers l'arrière sur le deuxième Corps qui suivait avec peine. Les survivants capables de marcher tentèrent aussi de se sauver en refluant. Mais avec des gestes lents dignes des pires cauchemars de fièvre quarte.
Voyant le reste de l'avant-garde refluer, Henry V ordonna à ses 5.000 archers de quitter leurs barricades de pieux, de déposer leurs arcs et de s'armer de haches, d'épées, de masses d'armes, de maillets et de becs-de-faucon, afin de transformer le reflux en déroute irréversible. Avec une immense clameur, ses archers se jetèrent donc dans la boue et dans la mêlée, tuant ou achevant les chevaliers et hommes d'armes collés à la boue épaisse par leur lourde cuirasse. Le massacre fut indescriptible. Voyant les deux premiers Corps en pleine destruction, l'arrière-garde à cheval tourna les talons et s'enfuit, à l'exception des chefs.
Les Anglais commencèrent alors à capturer les seigneurs riches qui pouvaient leur procurer rançon. Mais bientôt l'arrière-garde, sans doute honteuse de sa lâcheté, fit de nouveau demi-tour et revint à l'assaut. Henri V ordonna alors de tuer les prisonniers afin d'éviter qu'ils ne soient libérés par cette contre-attaque. Les chevaliers anglais refusèrent de les tuer, non pas par esprit humanitariste ou par solidarité de classe, mais plus prosaïquement parce qu’ils voyaient s'évanouir tout espoir de grasses rançons. Le roi ordonna à 200 archers d'exécuter son ordre. Ce qu'ils firent, bien que l'arrière-garde française repartit sans leur porter secours. Par leur courage hésitant, les roturiers avaient entraîné la mort de nombreux nobles.
La bataille était close.

Pertes: ♦Les Français eurent environ 6.000 tués et 2.200 prisonniers. ♦Les pertes anglaises: 1.500 tués, dont les deux frères du roi Henri V d'Angleterre, le duc d'York et le comte d'Oxford. Les corps des Anglais tués furent brûlés dans une grange. Le lendemain, l'armée anglaise revint sur le champ de bataille pour achever les blessés, et ne laissa sur le sol que des cadavres nus, dépouillés de leurs armures et de leurs effets personnels.

Conséquence de cette défaite française: L'armée anglaise put continuer sa retraite et atteindre Calais sans danger. Très conscient du danger couru, et sachant que la pluie ne lui donnerait peut-être pas une deuxième chance, Henri V de Lancastre-Plantagenêt s'embarqua pour l'Angleterre, sans chercher à exploiter sa victoire. Par contre, le prestige que l'armée anglaise tira de ce succès fut immense. Elle retrouva jusqu'à l'avènement de Jeanne d'Arc le renom d'invincibilité qu'elle avait perdu depuis quarante ans. Le prestige de la chevalerie française et de la Chevalerie en général fut grandement amoindri. La Noblesse avait été vaincue par quelques milliers de roturiers et de vilains, d'archers du commun, fort méprisés. La moitié de la Noblesse française avait été exterminée.
Henri V, fort surpris de sa propre victoire, essayait de l'expliquer par des causes divines. Il affirma à son prisonnier, le duc d'Orléans "qu'il avait été l'instrument de Dieu qui avait ainsi châtié les Français pour leurs péchés."

Index des batailles franco anglaises de la guerre de cent ans

Bataille navale d’Arnemuiden - 23 septembre 1338
Bataille navale de L’Ecluse [Battle of Sluis] - 24 juin 1340
Bataille de Morlaix - septembre 1342
Bataille du gué de Blanchetaque - 24 août 1346
Bataille de Crécy - 26 août 1346
Siège de Calais - 3 septembre 1346 - 6 août 1347
Siège et bataille de La Roche-Derrien - 19 juin 1347
Coup de main contre Fougeray - 1350
Bataille des Trente - 27 mars 1351
Bataille de Mauron - 14 août 1352
Bataille de Montmuran - 10 avril 1354
Siège de Narbonne - 8 - 10 novembre 1355
Bataille de Romorantin - 1356.
Bataille de Poitiers - 19 septembre 1356
Siège de Rennes - 3 octobre 1356 - 30 juin 1357
Combat de Pont-des-Carrières - 13 juillet 1358
Bataille du Bois de Boulogne [Bois-de-Saint-Cloud] - 22 juillet 1358
Attaque contre Amiens - 16 - 17 septembre 1358
Combats de Longueil Sainte Marie - juin 1358
Siège de Reims - 20 décembre 1359 - 11 janvier 1360
Attaque de Winchelsea - 12 - 15 mars 1360
Siège de l’église fortifiée de Chastres - 31 mars 1360
Bataille de Briouze - 1361
Bataille de Mortain - 1362
Bataille de Livarot - 1362
Bataille «devant» Brignais - 6 avril 1362
Bataille de Saint-Martin-de-Seez - 1362
Bataille de Cocherel - 16 mai 1364
Bataille d’Auray - 29 septembre 1365
Bataille de Navarette - 3 avril 1367
Bataille de Lusignan - juin 1369
Siège de La Roche-Posay - début juillet 1369 .
Siège de Saint-Savin-sur-Gartempe - 31 décembre 1369
Combat du Pont de Lussac - 1er janvier 1370
Bataille de Pontvallain - 30 octobre 1370
Bataille et siège de Guernesey [Descente des Aragousais] - juin 1372
Bataille navale de La Rochelle - 22 juin 1372
Siège et bataille de Soubise - 22 août 1372
Siège de Chizay - mars 1373
Siège de Mauvezin - 16 - 28 juin 1373.
Raid sur Rye - 29 juin 1377
Bataille de Lewes - début juillet 1377
Bataille de l’île de Wight - 21 août 1377
Bataille de Yarmouth - 22 août 1377
Bataille d’Eymet - 1er septembre 1377
Siège de Chaliers - 20 - 26 juin 1380
Siège de Châteauneuf-de-Randon - 28 février - 14 juillet 1380
Bataille navale de L’Ecluse - 12-14 mai 1385
Siège de Wark - début juillet 1385 .
Bataille d’Aljubarotta - 14 août 1385
Bataille navale du Raz de St Mahé - 12 juillet 1403
Bataille de Brest - 1404
Siège de Hardlaugh - avril 1404
Siège de Caernarvon - avril 1404
Prise et destruction de Falmouth - novembre 1404
Bataille navale de L’Ecluse - 22 mai 1405
Raid contre Saint-Vaast-la-Hougue - du 2 juin au 4 juillet 1405
Prise de Milford Haven - 5 août 1405
Siège de Haverford - août 1405
Siège de Tenby - août 1405
Siège de Carmarthen - fin août 1405
Bataille de Worcester - septembre 1405
Raid sur Jersey - fin septembre - début octobre 1406
Siège de Lourdes - janvier 1406 - 12 octobre 1407
Siège et prise de Harfleur - 19 août - 15 septembre 1415
Bataille d’Azincourt - 25 octobre 1415
Bataille navale de Chef-de-Caux - 15 août 1416
Siège de Caen - 18 août - 19 septembre 1417
Siège du Mont-Saint-Michel - 1419 - 1453.
Siège de Rouen - 29 juillet 1418 - 19 janvier 1419
Bataille navale de La Rochelle - 30 décembre 1419
Siège de Melun - 1420
Bataille de Baugé - 22 mars 1421
Bataille de Bernay - août 1422
Bataille de Cravant - 31 juillet 1423
Bataille de La Gravelle [La Brossinière] - 26 septembre 1423
Siège de Verneuil - 15 août 1424
Bataille de Verneuil - 17 août 1424
Bataille navale du Mont-Saint-Michel-au-Péril-de-la-Mer - 16 juin 1425
Siège d’Orléans - 12 octobre 1428 - 8 mai 1429
Bataille de Rouvray [Journée des Harengs] - 12 février 1429
Siège de Jargeau - 10-12 juin 1417
Prise du Pont de Meung-sur-Loire - 15 juin 1429 .
Siège de Beaugency - 16 juin 1429
Bataille de Patay - 18 juin 1429
Bataille de Gerberoy [Bataille d’Arondel] - 9 mai 1435
Bataille et prise de Paris - 13 avril 1436
Siège de Dieppe - du 2 novembre 1442 au 15 août 1443
Bataille de Formigny - 16 avril 1450
Bataille de la Male Jornade [Bataille des Landes du Haillan] - 1er novembre 1450
Siège de Bordeaux - juin 1451
Bordeaux livrée aux Anglais - 23 octobre 1452
Bataille de Castillon - 17 juillet 1453
Siège et prise de Bordeaux - 13 août - 5 octobre 1453